Thérapie longue versus thérapie brève

Thérapie « brève »
  • Position plus pragmatique, objectifs moins ambitieux
  • La personne est en perpétuel développement et des  changements psychologiques significatifs dans la vie quotidienne sont inévitables
  • Accent sur les ressources et les compétences du patient. Le problème allégué est en soi fondamental
  • Le changement thérapeutique fondamental se produit en dehors des séances, voire après que la thérapie est terminée
  • Le changement thérapeutique peut se produire en très peu de temps et le « patient » attend effectivement des changements rapides
  • Plus le coût financier est réduit, mieux c’est
  • Une psychothérapie peut être inutile et est parfois nuisible
  • Etre « au monde » est un moment essentiel de l’existence

 

Thérapie « longue »
  • Cherche à modifier la personnalité
  • Estime que des changements psychologiques sont improbables dans la vie quoditienne
  • Le problème allégué est secondaire dans la mesure où il n’est que le reflet d’une pathologie sous-jacente fondamentale
  • Le changement thérapeutique fondamental se produit au cours de la thérapie
  • Envisage la thérapie comme un processus de longue durée et perçoit le « patient » comme étant disposé à « patienter »
  • Le coût financier de la thérapie fait partie de la thérapie ;à la limite plus ça coûte mieux c’est
  • Une psychothérapie n’est jamais nuisible
  • Etre en thérapie est un moment essentiel de l’existence

 

 

par Stephan Hendrick Editions Érès collection Relation

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Utilisation de l’hynose ericksonienne en thérapie brève

 

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Lhypnose ericksonienne est issue de la pratique de Milton Erickson (1901-1980). Caractérisée par une approche souple, indirecte (métaphores) et non dirigiste, cette forme d’hypnose a donné naissance à de nombreux courants de psychothérapie moderne : thérapie familiale, thérapie brève (stratégique, systémique), programmation neuro-linguistique (PNL), etc. (voir aussi Thérapies systémiques familiales).

Utilisée en psychothérapie, elle se situe dans une optique courte : on considère généralement que trois à dix séances, sur une durée de quelques semaines à quelques mois sont suffisantes, même pour des problèmes lourds et, cela sans « rechute » ou « substitution de symptôme ». Le Centre de thérapie familiale de Milwaukee a ainsi étudié 5 000 cas, sur 10 années, où le problème a pu être réglé à la première séance dans 60 % des cas, et sans aucune substitution de symptôme ou rechute, dans aucun des cas

Philosophie :

Pour Milton Erickson, l’inconscient est profondément bon et puissant. Il se révèle une puissance bienveillante avec laquelle l’état hypnotique doit permettre de coopérer. L’inconscient est capable de mobiliser des ressources intérieures, des potentialités susceptibles de conduire aux changements désirés. L’hypnose ericksonienne a pour but d’amener conscient et inconscient à travailler ensemble pour déclencher les changements utiles à la résolution du problème.

Champs d’application :

  • Etats dépressifs, dépression, déprime
  • Troubles anxieux, angoisse, stress
  • Troubles de la personnalité
  • TOC, manies
  • Phobies, phobies scolaires, sociales, etc.
  • Travail sur le deuil
  • Travail sur les violences et les séquelles de traumatismes
  • Travail sur les dépendances et autres
  • Domaine médical et dentaire : préparation à une intervention chirurgicale, résolution d’une phobie des soins médicaux ou dentaires, travail sur les acouphènes, la perception de la douleur, etc.
  • Domaine spécifiquement dentaire: travail sur le bruxisme statique ou dynamique (serrer les dents, grincer des dents), travail sur les acouphènes, sur la succion du pouce, travail sur la douleur aigüe, travail sur les nausées.
  • Troubles psychosomatiques

source : http://fr.wikipedia.org

L’hypnose conversationnelle stratégique

La PTR : Psychothérapie des Traumas par Ré-association.

Qu’ils soient petits ou grands, la PTR soigne les traumas les plus divers

Bien que née au départ de la volonté de soigner des traumas dits »lourds », la PTR étend naturellement son champ d’action à toute une panoplie de traumas, ou « accidents de la vie ».

Face à la souffrance et à la douleur immense rencontrée en thérapie avec des personnes ayant vécu viols, tortures physiques, mentales, épisodes de guerre, etc., la réponse de Gérald Brassine a été d’élaborer une thérapie, la PTR, découlant bien sûr de ses différentes rencontres et études professionnelles, mais surtout dont une des préoccupations essentielles est d’éviter la reviviscence à un patient qui a déjà bien assez enduré et dont la sensibilité ne devrait plus souffrir d’égratignures.

Une thérapie qui permet un travail tout en délicatesse, respectueuse du patient… Et bien sûr efficace!

L’hypnose se révèle un excellent moyen de traiter les traumas: en se branchant sur « le canal hypnose », c’est un peu comme si on se branchait sur le même canal que celui pendant lequel a été contracté le trauma. On est sur la même longueur d’onde et on peut accéder à des boutons de commande insoupçonnés.

La PTR donne accès au patient au tableau de SES propres commandes: et c’est le début des petits miracles, c’est un nouveau champs de guérisons thérapeutiques qui s’ouvre.

Relation de confiance  et créativité

Une thérapie PTR commence toujours par l’établissement d’une relation de confiance avec le thérapeute. Elle donnera à son patient toutes les clés pour être à tout moment maître de son hypnose. Aucune proposition du thérapeute qui ne puisse être remise en question, refoulée, critiquée, ignorée par le patient. C’est lui le maître d’une danse, d’une collaboration créative égalitaire dans laquelle sont revus et corrigés « les accidents de la vie » qui ont amené à consulter. Grâce à l’hypno-thérapeute en PTR c’est le patient qui devient le vrai maître en hypnose.

Création et PTR sont intimement liés. Liberté créative même. Autant le patient que le thérapeute sont souvent étonnés des solutions proposées par l’inconscient du patient. Et chaque personne est différente. Certains se baladeront et agiront avec humour au niveau de leur inconscient, d’autres utiliseront des moyens plus symboliques, etc., tous seront étonnés des raccourcis que leur offre leur inconscient pour se soigner, de son pragmatisme. Il suffit de le guider cet inconscient. Un peu comme un rêve éveillé. L’art du thérapeute est de donner accès à son patient à sa liberté créative, à son potentiel d’auto-guérison.

Peu importe que vous soyez riche en humour, artiste, un terre à terre pragmatique, ou tout autre, pas de stress, votre inconscient aura ses solutions bien à lui.

Reprendre le contrôle

Encore une fois: le patient doit bien avoir compris, savoir avec certitude que son praticien en PTR, juste en face de lui, n’est là que pour l’aider à entrer en possession de ses commandes. Qu’ils vont travailler sur un mode égalitaire, et que tout ce qu’il demandera lui-même à son inconscient de changer, ne sera fait qu’avec son consentement le plus total et avec l’approbation entière de son inconscient, pour son bien-être. C’est lui qui dirige ou interrompt ce qu’il veut. Maîtrise et contrôle sont remis entre les mains du patient. Cette certitude acquise de son pouvoir propre sur ce qui se passe au cabinet de consultation semble mettre en confiance l’inconscient du patient qui s’exprime alors avec une liberté qui étonne souvent en nous devançant. Les solutions de l’inconscient précédent quelquefois les demandes conscientes, nous dépassent…

Chaque personne est différente, unique et capable de pirouettes auto-guérissantes époustouflantes.

(Ce qui soit dit en passant est un pur bonheur pour le thérapeute PTR, qui ne s’ennuie jamais!)

Avec la PTR, le conscient et l’inconscient du patient sont mis au diapason et peuvent travailler de concert. On peut les laisser s’en donner à cœur joie avec une seule consigne: le bénéfice du patient!

PTR et psychosomatique

Je ne résiste pas à l’envie de parler ici des compétences de la thérapie PTR en ce qui est des maladies psychosomatiques.

Que le corps et l’esprit soient liés on n’en disconvient plus.

La PTR  de Gérald Brassine à ceci de particulier qu’elle considère la psychosomatique et la traite comme un phénomène hypnotique. Et cela change tout.

On garde à l’esprit que toute maladie psychosomatique est une réponse de l’inconscient pour nous protéger d’une douleur émotionnelle trop grande et insupportable telle quelle. Cela apporte un nouvel éclairage au thérapeute qui a l’hypnose dans sa boîte à outils. La PTR, est une hypnose conversationnelle, qui dénoue, déjoue, adapte des solutions devenues souvent obsolètes.

En PTR les maladies psychosomatiques sont envisagées comme un exutoire à la souffrance émotionnelle, une sorte de prise de terre, de trop plein inventé par l’entité psychosomatique que nous sommes. Solutions utiles en situation d’urgence, sorte de « premiers secours », les maladies psychosomatiques peuvent vite devenir un simple masque. Que l’on peut enlever.  Quelques fois tout se suite, car elles n’auront été que des solutions à but très ciblé dans le temps, sans plus aucune utilité mais oubliées au fond de nous. Un reliquat devenu inadéquat. Avec l’hypnose conversationnelle stratégique brève, le thérapeute se renseigne là-dessus. D’autres fois, l’inconscient ne permettra la levée de la maladie psychosomatique qu’après le traitement du mal émotionnel qui est à son origine. La PTR étant une thérapie brève du trauma, elle s’emploiera alors rapidement à nettoyer l’origine du mal.D’autres fois encore, la maladie psychosomatique a été doublée d’une amnésie totale (ou partielle) du mal qui l’a causé. Belle protection de l’humain par trop meurtri !

Nous avons tous un potentiel étonnant !

Nombre de patients ne trouvant pas de solutions à leurs maux physiques par la médecine traditionnelle en guérissent une fois que l’on a compris qu’ils trouvent leur origine dans un incident traumatique dont ils ont inconsciemment programmé l’oubli.

La PTR entre les mains conjointes du patient et du thérapeute permet de jouer, non pas dans la cour des grands, mais de faire quantité d’ajustements dans notre petite cour interne secrète, d’avoir accès à notre mécanique d’assimilation des heurts et rencontres diverses que la vie met sur notre chemin.

Et nous avons tous un potentiel étonnant.

La conceptualisation de la psychosomatique en tant que phénomène hypnotique telle qu’avancée par Gérald Brassine permet un travail de haut vol avec une facilité enfantine et  ludique.

Et, si la PTR a été élaborée en tout premier lieu pour travailler le plus en douceur possible avec des cas lourds, parfois violents, toujours douloureux, cette avancée pointue de la psychothérapie se décline, avec bonheur, pour les cas moins impressionnants.

Pas besoin de baromètre de la douleur ou de la souffrance pour accéder aux bienfaits de la PTR, tout le monde peut en profiter!

Sources : Gérald Brassine