Psychothérapie et droits acquis

De nombreuses informations fausses ou lacunaires continuent de circuler un peu partout et notamment sur les sites d’instituts de formation à la psychothérapie ou ceux d’associations professionnelles.

Une d’entre elles est de faire référence au texte de loi relatif à la pratique de la psychothérapie sans mentionner le résultat du recours qu’Alter-Psy a mené devant la Cour Constitutionnelle.

La plupart du temps il est fait mention de la loi de Block du 10 mai 2015.

C’est cette loi qui précise ceux qui sont autorisés à pratiquer la psychothérapie.

Sur cette base, seuls les médecins, psychologues ou orthopédagogues peuvent pratiquer selon certaines conditions de formations complémentaires.

Différentes mentions concernant les droits acquis (pour ceux qui pratiquaient déjà la psychothérapie avant 2016) sont aussi précisés.

Il y est fait une distinction entre ceux qui ont un diplôme d’une profession de soin de santé santé (LEPSS) et ceux qui n’ont pas ce type de diplôme (non LEPSS). Les premiers peuvent continuer à pratiquer la psychothérapie de manière autonome et les second devront travailler sous supervision.

Or, suite au recours introduit par Alter-Psy, la Cour Constitutionnelle a prononcé un arrêt le 16 mars 2017.

En conséquence de cet arrêt, « les personnes qui, avant l’entrée en vigueur de la loi attaquée, exerçaient la pratique de la psychothérapie sans satisfaire aux exigences de cette loi peuvent continuer à exercer cette pratique en attendant que le législateur prenne les mesures transitoires nécessaires pour réparer l’inconstitutionnalité constatée par la Cour. »

Par conséquent, cette décision assure aux psychothérapeutes concernés les mêmes droits qu’aux professionnels (médecins et psychologues) auxquels la loi entendait exclusivement réserver l’autorisation de pratiquer.

Cela signifie qu’il n’y a pas de distinction entre LEPSS et non LEPSS en ce qui concerne l’autonomie de la pratique.

On peut d’ailleurs lire sur le site du SPF Santé dans sa rubrique concernant la psychothérapie (https://www.health.belgium.be/fr/psychotherapie) en bas de page que : La Cour Constitutionnelle a jugé dans un arrêt du 16 mars 2017 que les personnes qui exerçaient déjà la psychothérapie le 1er septembre 2016, mais qui ne rentraient pas dans les conditions pour les droits acquis parce qu’elles ne répondaient pas aux conditions, peuvent continuer à exercer la psychothérapie sans conditions supplémentaires.

On se demande bien pourquoi ces précisions sont rarement mentionnées  😉

Le législateur doit donc proposer une loi réparatrice non-discriminante qui assure les droits acquis de ceux qui pratiquaient la psychothérapie avant l’entrée en vigueur de la loi.

Sources : Alterpsy

Coaching stratégique bref

believeinyourselfLe coaching stratégique centré sur la solution est le fruit de la rencontre entre les Interventions orientées solution ( IOS) et la Thérapie Brève.
L’Intervention Orientée Solution, IOS, fondée sur les observations des thérapeutes, a mis en évidence que c’est en incitant le client à se focaliser sur les progrès réalisés et sur les réussites antérieures ( ressources ) que l’on a le plus de chance de le conduire vers l’accomplissement d’un objectif où il peine.
La Thérapie Brève met en lumière que les tentatives de solution qui semblent évidentes face à un problème peuvent parfois alimenter le problème (en l’occurrence entretenir la difficulté à atteindre un objectif). Elle préconise alors des interventions paradoxales, innovantes et créatives.
Conjuguées, les deux approches deviennent un rapide et puissant moyen d’accompagnement au changement professionnel ou personnel.
Le coaching stratégique orienté solution est donc destiné à toute personne qui éprouve des difficultés à atteindre un objectif personnel ( que ce soit dans un cadre privé ou professionnel ) et qui mandate son coach pour l’accompagner à faire émerger les compétences et les ressources nécessaires pour que le plus rapidement possible elle puisse mener à bien son projet.

Le coaching n’a pas comme objectif de soulager une souffrance morale ou psychologique voir de santé mentale ( psychothérapie )

La charte Alter-Psy

Alter-Psy est un collectif qui regroupe des professionnels de la psychothérapie et de la relation d’aide en santé mentale qui partagent une vision commune de l’accompagnement des individus dans leur vie psychique et leur épanouissement personnel.

La présente charte réunit les valeurs dans lesquelles tout membre d’Alter-Psy se reconnait et qu’il s’engage à mettre en pratique. Elles concernent la philosophie et la pratique de la psychothérapie et plus largement des métiers de la relation d’aide en santé mentale.

La vision de la santé mentale

Au-delà de la définition qu’en donne l’OMS, l’association conçoit la santé mentale comme un mouvement constant, une recherche d’équilibre entre différents aspects de la vie : physique, mental, social et spirituel. Il est important de spécifier que la santé mentale est plus que l’absence de maladie, elle est influencée par les conditions de vie, les valeurs collectives dominantes ainsi que les valeurs propres à chaque personne. Elle est donc à la fois une responsabilité collective et individuelle. Dès lors elle comprend un ensemble d’activités mis en œuvre par des professionnels de différents champs (santé, sciences humaines et sociales).

Les difficultés psychiques et relationnelles sont, dans notre perspective, des tentatives d’ajustement à la vie, aux épreuves et aux questions inhérentes à l’existence. Elles nécessitent parfois un accompagnement individualisé et spécialisé qui respecte le temps nécessaire et particulier à leur exploration.

C’est par l’exploration et la connaissance de soi que nous pouvons accéder à une plus grande autonomie et un meilleur épanouissement personnel. Et au-delà de l’épanouissement personnel, la finalité d’une meilleure connaissance de nous-mêmes réside dans le potentiel d’action et d’engagement dans la vie, une vie qui sera vécue comme meilleure car donnant accès à plus de sens.

La vision de la personne

Nous considérons que :

  • la personne est un être-en-devenir, libre et responsable ;
  • les questionnements, les doutes, les peurs, les conflits, et les troubles et la souffrance qu’ils engendrent dans le champ intra-psychique et inter-psychique, sont le propre de l’être humain ;
  • chaque personne dispose de capacité de se comprendre, d’évoluer et de trouver les ressources nécessaires en elle pour, de manière singulière, s’ajuster aux évènements auxquels elle est confrontée et choisir sa vie.

La vision de la psychothérapie

De par sa confiance dans la capacité d’émancipation de l’être humain, Alter-Psy s’inscrit dans une perspective humaniste de la psychothérapie et de la santé mentale, comme un accompagnement de la personne humaine dans son cheminement de développement, de croissance et d’épanouissement personnel.

En accord avec la déclaration de Strasbourg sur la psychothérapie, nous considérons que le travail psychothérapeutique s’inscrit dans le champ large des sciences humaines et ne peut se réduire à un traitement techno-médical standardisé qui tend à réduire la personne à une pathologie, et à l’aborder par le prisme exclusif de la normalité.

Nous affirmons également que le délitement du lien social et de la solidarité amplifie nombre de difficultés et de souffrances. C’est pourquoi nous considérons que la conscience et la qualité de la relation à soi, à l’autre mais aussi au collectif sont les éléments centraux du travail d’accompagnement que nous proposons. Alter-Psy considère que la psychothérapie et la relation d’aide en santé mentale permettent de renouer avec l’humanité de chacun.

C’est dans ce sens que les membres d’Alter-Psy, au delà des écoles et des outils, sont avant tout des praticiens de la « Thérapie par la rencontre ».

Alter-Psy défend et encourage la diversité et la pluralité des approches et modèles et refuse toute hégémonie d’un courant sur les autres. Alter-Psy estime que chaque modèle a sa pertinence et son efficacité dès lors qu’il reconnait ses limites, l’importance du dialogue interdisciplinaire et l’enrichissement de savoirs mutuels.

La vision de la relation thérapeutique et de l’accompagnement professionnel

La relation psychothérapeutique ou la relation d’aide en santé mentale offrent à la personne un climat d’ouverture, de non-jugement et de compréhension qui favorise une expérience approfondie de soi.

C’est la relation qui est transformatrice. La justesse du psychothérapeute ou du professionnel de la relation d’aide en santé mentale consiste à être dans la relation « en tant que personne » et non comme spécialiste ou expert du psychisme.

La psychothérapie et la relation d’aide en santé mentale reposent sur un « savoir être » et une posture dans la relation à la personne, pour lesquels un travail profond sur soi est indispensable de la part du psychothérapeute et du professionnel de la relation d’aide en santé mentale.

L’accompagnement professionnel se base par ailleurs sur les valeurs suivantes :

  • Principe absolu de confidentialité. Le psychothérapeute et le professionnel de la relation d’aide en santé mentale s’engagent au respect du secret professionnel absolu, concernant tout ce qui leur est confié au cours de la thérapie ou dans le cadre de la relation professionnelle. Cette confidentialité est une condition indispensable à la relation thérapeutique.
  • Respect de la personne. La personne doit être respectée, dans sa singularité, tant dans son processus de croissance que dans ses convictions ou ses choix d’existence. Le thérapeute respecte la liberté et le rythme de chacun dans son processus d’exploration de soi.
  • Droit à la dignité. La personne a droit à la dignité et à l’intégrité de sa personne physique et mentale, sans discrimination d’aucune sorte.
  • Droit à l’information. La personne en psychothérapie a le droit de connaître les conditions de l’accompagnement, la (ou les) méthode(s) employée(s) par le psychothérapeute ou professionnel de la relation d’aide en santé mentale, ainsi que sa qualification.

La vision de la formation

La psychothérapie, comme profession indépendante ouverte à la diversité et à la pluralité des moyens thérapeutiques, répond à des critères de formation élevés accessibles à partir de diplômes et de parcours multiples.

Les psychothérapeutes et les professionnels de la relation d’aide en santé mentale s’engagent à un processus de formation initiale et continue de qualité correspondant aux critères reconnus internationalement par les associations professionnelles de psychothérapie et de la santé mentale. Ce processus s’inscrit dans le prolongement d’un travail préalable (ou concomitant) de psychothérapie personnelle et comprend nécessairement un engagement dans la supervision pour tout psychothérapeute ou professionnel de la relation d’aide en santé mentale en exercice.

L’engagement déontologique

Le psychothérapeute ou le professionnel de la relation d’aide en santé mentale est tenu de respecter le code de déontologie de son association professionnelle de référence. Ce code doit pouvoir être communiqué à Alter-Psy sur simple demande.

Le psychothérapeute et le professionnel de la relation d’aide en santé mentale sont dans l’obligation d’assumer leurs responsabilités : ils doivent s’engager à ne pas utiliser la confiance établie à des fins de manipulation politique, sectaire ou personnelle (dépendance émotionnelle, intérêts économiques, relations sexuelles…).

Source : www.alter-psy.org

Thérapie longue versus thérapie brève

Thérapie « brève »
  • Position plus pragmatique, objectifs moins ambitieux
  • La personne est en perpétuel développement et des  changements psychologiques significatifs dans la vie quotidienne sont inévitables
  • Accent sur les ressources et les compétences du patient. Le problème allégué est en soi fondamental
  • Le changement thérapeutique fondamental se produit en dehors des séances, voire après que la thérapie est terminée
  • Le changement thérapeutique peut se produire en très peu de temps et le « patient » attend effectivement des changements rapides
  • Plus le coût financier est réduit, mieux c’est
  • Une psychothérapie peut être inutile et est parfois nuisible
  • Etre « au monde » est un moment essentiel de l’existence

 

Thérapie « longue »
  • Cherche à modifier la personnalité
  • Estime que des changements psychologiques sont improbables dans la vie quoditienne
  • Le problème allégué est secondaire dans la mesure où il n’est que le reflet d’une pathologie sous-jacente fondamentale
  • Le changement thérapeutique fondamental se produit au cours de la thérapie
  • Envisage la thérapie comme un processus de longue durée et perçoit le « patient » comme étant disposé à « patienter »
  • Le coût financier de la thérapie fait partie de la thérapie ;à la limite plus ça coûte mieux c’est
  • Une psychothérapie n’est jamais nuisible
  • Etre en thérapie est un moment essentiel de l’existence

 

 

par Stephan Hendrick Editions Érès collection Relation

Utilisation de l’hynose ericksonienne en thérapie brève

 

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Lhypnose ericksonienne est issue de la pratique de Milton Erickson (1901-1980). Caractérisée par une approche souple, indirecte (métaphores) et non dirigiste, cette forme d’hypnose a donné naissance à de nombreux courants de psychothérapie moderne : thérapie familiale, thérapie brève (stratégique, systémique), programmation neuro-linguistique (PNL), etc. (voir aussi Thérapies systémiques familiales).

Utilisée en psychothérapie, elle se situe dans une optique courte : on considère généralement que trois à dix séances, sur une durée de quelques semaines à quelques mois sont suffisantes, même pour des problèmes lourds et, cela sans « rechute » ou « substitution de symptôme ». Le Centre de thérapie familiale de Milwaukee a ainsi étudié 5 000 cas, sur 10 années, où le problème a pu être réglé à la première séance dans 60 % des cas, et sans aucune substitution de symptôme ou rechute, dans aucun des cas

Philosophie :

Pour Milton Erickson, l’inconscient est profondément bon et puissant. Il se révèle une puissance bienveillante avec laquelle l’état hypnotique doit permettre de coopérer. L’inconscient est capable de mobiliser des ressources intérieures, des potentialités susceptibles de conduire aux changements désirés. L’hypnose ericksonienne a pour but d’amener conscient et inconscient à travailler ensemble pour déclencher les changements utiles à la résolution du problème.

Champs d’application :

  • Etats dépressifs, dépression, déprime
  • Troubles anxieux, angoisse, stress
  • Troubles de la personnalité
  • TOC, manies
  • Phobies, phobies scolaires, sociales, etc.
  • Travail sur le deuil
  • Travail sur les violences et les séquelles de traumatismes
  • Travail sur les dépendances et autres
  • Domaine médical et dentaire : préparation à une intervention chirurgicale, résolution d’une phobie des soins médicaux ou dentaires, travail sur les acouphènes, la perception de la douleur, etc.
  • Domaine spécifiquement dentaire: travail sur le bruxisme statique ou dynamique (serrer les dents, grincer des dents), travail sur les acouphènes, sur la succion du pouce, travail sur la douleur aigüe, travail sur les nausées.
  • Troubles psychosomatiques

source : http://fr.wikipedia.org