
La thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT)
La thérapie d’acceptation et d’engagement (en anglais Acceptance and Commitment Therapy, ACT) est une psychothérapie issue des thérapies comportementales et cognitives. Elle a été développée à partir des années 1980-1990 par Steven C. Hayes et ses collègues.
Son objectif n’est pas d’abord de faire disparaître les pensées ou les émotions pénibles. Il s’agit plutôt de changer la relation que l’on entretient avec elles, pour pouvoir continuer à agir selon ce qui compte vraiment pour soi. C’est ce qu’on appelle la flexibilité psychologique.
Ce que nous travaillons en séance
- Être présent : porter attention à ce qui se passe ici et maintenant, plutôt que de rester pris dans les ruminations ou les inquiétudes.
- Prendre du recul par rapport aux pensées : les voir comme des pensées, et non comme des vérités ou des ordres.
- Accueillir les émotions difficiles, sans lutter contre elles et sans se laisser submerger.
- Clarifier ses valeurs : ce qui donne du sens et de la direction à sa vie.
- Passer à l’action, par petits pas concrets et cohérents avec ces valeurs.

Pour quelles difficultés ?
Anxiété, humeur dépressive, stress, douleur chronique, périodes de vie difficiles. J’utilise l’ACT seule ou combinée à d’autres approches brèves, selon la situation.
Ce que dit la recherche
L’ACT a fait l’objet de nombreux essais contrôlés. Les méta-analyses montrent qu’elle est plus efficace que l’absence de traitement ou les soins habituels, et d’une efficacité comparable aux thérapies cognitives et comportementales classiques, notamment pour l’anxiété, la dépression et la douleur chronique. En revanche, elle n’a pas démontré de supériorité sur ces thérapies classiques, et la qualité des études reste variable.
Sources : A-Tjak et al. (2015), Psychotherapy and Psychosomatics ; Gloster et al. (2020), Journal of Contextual Behavioral Science.
