Burn-out et épuisement professionnel : une psychothérapie à Charleroi
Le burn-out s’installe souvent lentement. On donne beaucoup, longtemps, jusqu’à ce que l’énergie s’effondre : fatigue qui ne passe plus avec le repos, distance ou cynisme vis-à-vis du travail, sentiment de ne plus y arriver. L’Organisation mondiale de la santé le décrit comme un syndrome lié au stress chronique au travail qui n’a pas été géré avec succès.
Vous vous reconnaissez peut-être
- Un épuisement physique et émotionnel que le week-end ou les congés ne suffisent plus à réparer.
- Une irritabilité, une prise de distance ou un cynisme qui ne vous ressemblent pas.
- Des difficultés de concentration, un sommeil perturbé.
- Le sentiment d’être inefficace, voire inutile.
Comment je travaille : une prise en charge en 10 étapes
Ma prise en charge s’inspire notamment des travaux du Dr Michel Delbrouck (Comment traiter le burn-out ?, De Boeck, 2021) : avancer par étapes, sans en brûler aucune, en lien avec le médecin traitant et, quand c’est possible, avec le monde du travail.
- Reconnaître l’épuisement : mettre des mots sur ce qui se passe, sans culpabilité.
- Faire le point médical : avec votre médecin traitant, écarter une autre cause de fatigue et évaluer la nécessité d’un arrêt de travail.
- Se mettre à l’abri : réduire ou interrompre l’exposition à ce qui épuise, le temps nécessaire.
- Récupérer physiquement : sommeil, rythme, activité physique douce.
- Comprendre ce qui s’est passé : charge de travail, conditions, exigences envers soi-même, valeurs mises à mal.
- Accueillir les émotions : colère, tristesse, honte ou sentiment d’échec, souvent présents après un burn-out.
- Retrouver ce qui compte : clarifier ses valeurs et le sens que l’on veut donner à son travail et à sa vie.
- Poser des limites : apprendre à dire non, à déléguer, à repérer les signaux d’alerte.
- Préparer le retour : réfléchir à la reprise (même poste, aménagement, reprise progressive ou changement), avec le médecin du travail si possible.
- Prévenir la rechute : consolider les changements et prévoir quoi faire si les signaux reviennent.
Selon la situation, j’y intègre l’ACT, l’hypnose et la thérapie brève.
Ce que dit la recherche
- Interventions sur le burn-out : une méta-analyse montre un effet faible mais significatif, surtout sur l’épuisement émotionnel, et qui se maintient au-delà de six mois (Maricuțoiu et al., 2016).
- Burn-out sévère et retour au travail : les prises en charge qui incluent le lien avec le travail, comme un dialogue avec l’employeur ou un conseil sur la reprise, raccourcissent le délai de retour au travail. Leur effet sur les symptômes est en revanche moins net (Perski et al., 2017).
- Ces résultats plaident pour une prise en charge qui ne s’arrête pas aux séances, et qui associe le médecin et le travail.
Quand consulter d’abord un médecin
Votre médecin traitant peut évaluer la nécessité d’un arrêt de travail et rechercher une autre cause à la fatigue. Le burn-out peut évoluer vers une dépression : voir aussi la page dépression et humeur dépressive.
Un psychiatre de notre équipe peut vous aider : www.eurecapi.be/team
Si vous avez des idées suicidaires, appelez le Centre de Prévention du Suicide au 0800 32 123, gratuit, 24 h sur 24.
Prendre rendez-vous
Séance individuelle : 55 €, de 45 minutes à 1 heure. Au cabinet à Charleroi ou en visioconférence.
Demander un rendez-vous · 0478 69 03 57 · info@therapiesbreves.org
Sources : Delbrouck M. (2021), Comment traiter le burn-out ?, De Boeck, 2e éd. ; OMS, CIM-11 (QD85) ; Maricuțoiu et al. (2016), Journal of Occupational and Organizational Psychology ; Perski et al. (2017), Scandinavian Journal of Psychology.